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Liste des médecins soignant cette pathologie

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Liste des chirurgiens soignant cette pathologie

Définition

Comme toutes les articulations du corps humain, la cheville (soit l’articulation unissant la jambe au pied) vieillit. Dans certains cas, ce vieillissement s’accompagne d’une usure des surfaces de glissement (le cartilage) qui permettent les mouvements. On parle d’arthrose de la cheville lorsque cette usure est visible sur les radiographies, à travers divers signes comme les ostéophytes (« becs de perroquet »), le pincement de l’interligne articulaire (qui se traduit par une épaisseur moindre du cartilage), la densification (condensation) de l’os situé juste sous le cartilage, ou encore les géodes (des « trous » dans l’os, sous le cartilage).

Évaluation de la gravité

Symptômes de l’arthrose de cheville

L’arthrose de la cheville se traduit la plupart du temps par des symptômes tels que la raideur articulaire et la douleur à la marche, à la course, à la station debout prolongée, ou lors de la conduite automobile. Parfois, il arrive qu’on retrouve des gonflements articulaires, des craquements, des blocages, une boiterie… Ces symptômes sont variables selon les patients et le type d’arthrose de cheville, aboutissant à une réduction des activités sans douleur.

Diagnostic de l’arthrose de cheville

L’arthrose de la cheville peut être « primitive », c’est-à-dire sans cause particulière, mais peut aussi être favorisée par des caractéristiques morphologiques comme le pied plat ou une déformation de l’axe du membre inférieur par exemple.

L’arthrose de la cheville peut aussi être « secondaire », causée par :

  • des séquelles de traumatismes anciens (entorse de la cheville laissant persister une laxité articulaire, séquelles de fracture de la cheville ou de la jambe). Ces séquelles peuvent entraîner la survenue d’une arthrose de la cheville, même très longtemps après le traumatisme.
  • des microtraumatismes répétés, notamment sportifs.

Gravité de l’arthrose de cheville

La gravité dépend de plusieurs facteurs, notamment de l’âge du patient, de sa demande fonctionnelle (professionnelle et sportive), du niveau d’atteinte de l’arthrose de cheville, mais aussi et surtout de l’efficacité (ou non) des premières mesures « non chirurgicales ». On s’aide parfois de questionnaires d’auto-évaluation pour mieux quantifier le retentissement fonctionnel de l’arthrose de cheville sur la vie quotidienne de chaque patient.

Examens complémentaires de l’arthrose de cheville

La plupart du temps, de simples radiographies récentes suffisent au diagnostic de l’arthrose de la cheville. Des clichés spécifiques doivent être demandés cependant avant l’opération pour mesurer les axes de la cheville. Ils portent le nom de clichés de Méary.

Il est également fréquent qu’un scanner puisse être demandé par le chirurgien afin de s’assurer que la tenue de l’implant dans l’os pourra se faire normalement. Il permettra au mieux une analyse fine dans les trois plans de l’espace. Rarement nécessaire dans cette indication, une IRM pourra quant à elle renseigner sur la vitalité du talus qui est une des causes d’échec possible de la prothèse de cheville.

Traitement médical

Comme souvent, les propositions thérapeutiques augmentent graduellement en intensité, pour placer la chirurgie en dernier lieu. Le traitement de première intention pour une arthrose de la cheville comprend dans tous les cas :

  • Les mesures d’économie articulaire de cheville (économie articulaire, fiche ci-jointe), avec en premier lieu, la lutte contre la surcharge pondérale et l’adaptation des activités (et non pas l’arrêt total !),
  • La kinésithérapie pour maintenir la mobilité, assurer la stabilité sur terrains irréguliers,
  • Les médicaments antalgiques (antidouleur) simples de type paracétamol, avec parfois adjonction d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cure courte lors de poussée douloureuse, avec prise en compte des effets indésirables notamment chez les personnes âgées.
  • Les semelles orthopédiques (et plus globalement l’adaptation du chaussage) jouent également un rôle important en corrigeant au moins partiellement un défaut d’axe de la cheville et en amortissant au mieux les contraintes. On peut également citer ici l’utilisation de cannes ou de béquilles, qui peuvent parfois soulager un temps les patients atteints d’arthrose de la cheville.
  • Les infiltrations de dérivés de cortisone (ou viscosupplémentations) sont parfois efficaces sur les douleurs et doivent être renouvelées tant qu’elles fonctionnent comme traitement d’arthrose de cheville.

Traitement chirurgical

La chirurgie de l’arthrose de la cheville est envisagée en cas de destruction irréversible des surfaces cartilagineuses, entraînant des douleurs et une limitation des activités (marche, utilisation d’escaliers, exercices physiques, ou même habillage ou toilette), malgré un traitement médical bien suivi (médicaments, semelles, parfois infiltrations).

La décision du moment de l’intervention incombe au patient, après avoir reçu une information claire et précise sur toutes les options thérapeutiques, avec pour chacune, leurs avantages et inconvénients.

Trois types d’intervention sur l’arthrose de la cheville sont envisageables : l’arthrodèse de cheville, la prothèse de cheville et l’ostéotomie supra-malléolaire.

Ostéotomie supra-malléolaire

L’ostéotomie supra-malléolaire est une chirurgie palliative de l’arthrose de la cheville, dont l’objectif est de modifier les axes mécaniques de fonctionnement de l’articulation, dans le but de faire supporter le poids du patient par une partie non usée de celle-ci. Par cette opération, le patient peut espérer une disparition de ses douleurs, mais il s’agit rarement d’une chirurgie définitive, car l’articulation reste atteinte, bien qu’étant moins douloureuse.

Arthrodèse de cheville

L’arthrodèse de cheville consiste en la suppression de l’articulation par fusion osseuse entre le tibia et le talus en position de marche, c’est-à-dire avec la plante du pied à 90° par rapport à la jambe. Les douleurs d’arthrose cessent, mais au prix d’une disparition définitive de la mobilité de la cheville. Les autres articulations du pied restent mobiles. Le mouvement qui ne se fait pas dans la cheville se reporte donc en partie vers ces articulations. Cela explique un déroulement du pas en apparence assez proche de la normale et sans boiterie (pour une marche non rapide).

Cette intervention chirurgicale sur l’arthrose de la cheville nécessite néanmoins une immobilisation de la cheville à 90°, avec un appui interdit d’un à trois mois selon le cas. Les suites opératoires de l’arthrodèse de cheville sont assez différentes de celles qui suivent une prothèse de cheville, ce qui entre souvent en considération dans le choix du type d’intervention.

Prothèse de cheville : une chirurgie récente pour soulager l’arthrose de la cheville

Depuis quelques années, la chirurgie de la prothèse de cheville a nettement progressé. Les résultats sont à présent fiables, car durables et reproductibles. Dix ans après l’intervention, une prothèse de cheville est toujours en place dans environ 90% des cas. Les indications restent rares (moins de 1.000 prothèses de cheville sont posées par an en France contre 150.000 prothèses totales de hanche et 80.000 prothèses de genou). L’Association Française de Chirurgie du Pied recommande donc que l’opération de prothèse de cheville soit pratiquée dans les centres spécialisés ayant une pratique suffisante.