L’âge est un facteur pronostic important parmi d’autres. Il n’y a pas d’âge strict à partir duquel une réparation de rupture de coiffe des rotateurs n’est plus indiquée. Néanmoins, plus l’âge avance (plus de 70 ans), plus les indications de réparation seront sélectives en faveur des ruptures les plus favorables.
Cela est la règle pour les ruptures dégénératives de coiffe des rotateurs à partir de 50 à 60 ans. Néanmoins, dans un certain nombre de cas, il est préférable d’envisager directement un traitement chirurgical de type réparation. C’est le cas des ruptures de coiffe des rotateurs traumatiques récentes, en particulier pour le sous-scapulaire et sous-épineux, avec de meilleurs résultats à la clé. Également, chez les patients les plus jeunes, car le risque de perte de chance, voire d’inaptitude professionnelle, existe de façon significative. Enfin, lorsque la rupture traumatique survient chez un sujet jeune et sportif, l’indication chirurgicale sera le plus souvent posée rapidement, même si la lésion est partielle.
Il ne s’agit pas d’une contre-indication chirurgicale, mais les critères de réparabilité doivent être particulièrement validés. Une épaule totalement souple AVANT une chirurgie de réparation de coiffe des rotateurs est un prérequis nécessaire et incontournable. Dans ce cadre, les suites opératoires seront particulièrement détaillées, en particulier les temps de récupération et de reprise du travail. L’existence de séquelles à type de douleur mais également de manque de force peuvent être observées, nécessitant une adaptation du poste ou un reclassement professionnel. Cela doit être envisagé en préopératoire.
Les infiltrations sont réalisées de façon ciblée, sous contrôle scopique guidée par l’imagerie. Elles sont donc moins délétères pour les tissus mous avoisinants car elles sont réalisées dans un espace libre. Elles sont plus efficaces car plus ciblées. Dans ces conditions, elles peuvent être répétées si nécessaire. La réalisation de deux infiltrations à 15 jours-3 semaines d’intervalle peut être requise dans certaines indications. En revanche, si les infiltrations ne sont pas efficaces de façon significative (trop temporaire), il ne sert à rien de les multiplier.
La raideur peut être une pathologie en soi (capsulite) ou une complication d’une pathologie autre telle qu’une rupture de la coiffe des rotateurs, une tendinopathie calcifiante, etc…. L’existence d’une raideur articulaire, même partielle ou limitée, accentue les douleurs au niveau de l’épaule, pouvant ainsi mettre en échec les thérapeutiques spécifiques de la pathologie initiale. La récupération des amplitudes articulaires, génératrice d’une amélioration des symptômes, en particulier douloureux, représente le plus souvent la première étape du traitement médical, quelle que soit la cause. La raideur est le plus souvent une contre-indication à l’intervention chirurgicale qui risque alors de l’aggraver et de ralentir la récupération postopératoire. C’est la raison pour laquelle nous insistons sur le fait que les épaules doivent être parfaitement souples avant d’être opérées d’une rupture de la coiffe des rotateurs.