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Liste des médecins soignant cette pathologie

Liste des chirurgiens soignant cette pathologie

Définition

La hanche correspond à l’articulation entre le bassin et le fémur. La partie supérieure du fémur est formée d’un col et d’une tête qui pivote dans une cavité du bassin appelée cotyle. Les surfaces articulaires de glissement sont recouvertes de cartilage. Le bourrelet est une sorte de petit coussin en forme de croissant qui améliore le contact et joue le rôle d’amortisseur entre le cartilage de la tête fémorale et celui du cotyle.

Le conflit de hanche est un contact excessif entre le col du fémur et le bord du cotyle. Il existe deux types de conflit de hanche : le conflit de hanche par effet tenaille (le cotyle ou partie en forme de cupule du bassin est trop couvrante en avant). Il peut également s’agir d’un conflit de hanche par effet Cam, lorsque la tête du fémur est asphérique et vient buter contre le bourrelet.

Les deux types de conflit de hanche peuvent être associés, ce qui est souvent la situation la plus courante. La pratique de certains sports comme les arts martiaux, la danse ou l’athlétisme, ainsi que la présence de certaines anomalies, comme une bosse à la face antérieure du col ou un débord important du cotyle, peuvent occasionner un conflit de hanche lors des mouvements extrêmes de la hanche.

Évaluation de la gravité

Le conflit de hanche se manifeste par une douleur et une limitation de la mobilité au niveau de la hanche. Ce contact répété va progressivement occasionner des lésions du bourrelet et du cartilage. Dans ces conditions, l’évolution naturelle d’un conflit de la hanche se fait vers une dégradation progressive de l’articulation et une majoration de la gêne.

Traitement médical

Le traitement médical d’un conflit de la hanche consiste à traiter les symptômes de la douleur par des antalgiques. Une rééducation peut être tentée. Les muscles stabilisateurs de la hanche sont renforcés, permettant un meilleur contrôle postural.

Le recours à la chirurgie est souvent inévitable pour un traitement à long terme, avec de meilleurs résultats que la rééducation.

Traitement chirurgical

L’intervention : arthrolyse de la hanche avec suture du bourrelet

L’intervention pour soigner un conflit de hanche consiste à lever le contact excessif entre le col du fémur et le bord du cotyle. Sur le fémur, la bosse à la face antérieure du col est réséquée.

Sur le cotyle, après avoir détaché le bourrelet, le débord trop important est raboté. En fin d’intervention pour traiter le conflit de hanche, le bourrelet est réinséré. Il est retiré si la lésion n’est pas réparable. La liberté de l’articulation est contrôlée, en faisant des mouvements extrêmes de la hanche.

En fonction de votre morphologie et des lésions diagnostiquées au niveau de votre hanche, le geste chirurgical peut être réalisé par une petite voie d’abord antérieure ou sous arthroscopie.

La rééducation post-opératoire et la reprise des activités après intervention sur un conflit de hanche

Le lendemain de l’intervention, le kinésithérapeute vous lève et vous aide à marcher. La marche s’effectue à l’aide de deux cannes pendant quatre semaines afin de soulager la hanche de votre poids. Il n’est pas nécessaire d’aller en centre de rééducation ou chez un kinésithérapeute après l’hospitalisation pour un conflit de hanche.

La conduite automobile est envisageable après le premier mois. Le retour au travail survient en général après le deuxième mois et cela en fonction de votre profession, une activité de bureau pouvant être plus précoce. Les activités sportives débutent progressivement après le quatrième mois, mais il faut souvent attendre le sixième mois pour renouer avec la compétition.

Les risques et les complications liés à l’intervention sur un conflit de hanche

En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, notons quelques risques plus spécifiques à cette chirurgie qui traite le conflit de hanche :

  • Il est possible que la zone opérée saigne après l’intervention et qu’il se forme un hématome. En fonction de l’importance du saignement, une évacuation de l’hématome ou une transfusion peuvent s’avérer nécessaires.
  • La survenue d’une infection de l’articulation reste exceptionnelle. Cette complication connue nécessite un lavage de la hanche et la mise sous antibiotiques plus ou moins longue avec éventuellement une reprise chirurgicale.
  • Les nerfs et artères qui entourent la hanche peuvent être accidentellement blessés lors de l’intervention sur le conflit de hanche. Cette complication exceptionnelle peut occasionner une douleur, une perte de la sensibilité voire une paralysie de certaines parties de la cuisse. En cas de lésion artérielle, une chirurgie vasculaire peut être nécessaire.
  • Des petits caillots de sang solidifié peuvent se former et se coincer dans les veines des jambes, occasionnant une phlébite. Afin de prévenir cette complication, un traitement anticoagulant est prescrit pendant plusieurs semaines suivant l’opération du conflit de hanche.

Les risques énumérés ne constituent pas une liste exhaustive. Votre chirurgien donnera toute explication complémentaire et se tiendra à votre disposition pour évoquer avec vous chaque cas particulier avec les avantages, les inconvénients et les risques de l’intervention pour soulager un conflit de hanche.

Les résultats de l’opération du conflit de hanche

La disparition des douleurs et la récupération complète des mobilités surviennent très rapidement après l’opération.

Cette pathologie est connue depuis peu de temps et les résultats à long terme ne sont pas encore accessibles. Cependant, on peut espérer qu’en faisant disparaître le conflit au niveau de la hanche, on évite les lésions du bourrelet et du cartilage, et on prévient donc la dégradation de l’articulation et l’évolution d’un conflit de hanche vers de l’arthrose.

Les résultats de cette technique sont encourageants puisqu’on retrouve une amélioration de la fonction de la hanche dans plus de 90% des cas et une reprise des activités sportives dans plus de 80% des cas. Par ailleurs, les résultats sont supérieurs si le geste chirurgical est réalisé avant la survenue de lésions cartilagineuses importantes.