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Prendre un  RDV en consultation d'anesthésie au Centre Orthopédique Santy

* Par téléphone : 04 37 53 00 50

* Par internet : www.anesthesiste-santy.fr

* Une consultation délocalisée (dans votre région ou votre pays) est possible mais doit se faire avec notre accord.
Contactez le secrétariat avant de l'effectuer !

* Toute consultation doit se faire au plus tard 48h avant votre hospitalisation et au plus tôt un mois avant. La loi est claire à ce sujet. Les dérogations impossibles.

* Vous pouvez télécharger le questionnaire préalable à votre consultation.

L'anesthésie permet qu'une intervention se déroule sans douleur  et au moindre risque. Plusieurs types d'anesthésie existent : locale, locorégionale centrale péri-médullaire (rachianesthésie, anesthésie péridurale), locorégionale périphérique (péri-nerveuse) et, évidemment, l’anesthésie générale.

Pendant toute anesthésie et l’intervention, l’équipe médicale surveille vos constantes vitales. Après l’intervention, vous serez surveillé(e) en salle de réveil (salle de surveillance post-interventionnelle) pendant une à plusieurs heures avant de pouvoir regagner votre chambre. Votre sortie de l’établissement à domicile ou en centre doit être programmée à l’avance avec votre chirurgien. C’est impératif !

Qu'est-ce que l'anesthésie locale (AL) ?

Durant l'anesthésie locale, un produit anesthésique est injecté sous la peau. Il supprime la douleur dans une région très localisée, alors que vous restez conscient. Il n’est pas nécessaire d’être médecin anesthésiste pour pratiquer une AL. Les dentistes y ont recours  pour les extractions dentaires ou la pose d'un implant. En dermatologie, ou en petite chirurgie, l'anesthésie locale est pratiquée lors de la résection d'un grain de beauté ou le traitement d'un ongle incarné par ex.  Le chirurgien peut infiltrer avec un anesthésique local  la zone opératoire ou la cicatrice  en fin d’intervention pour  Il n’est pas nécessaire d’être médecin anesthésiste pour pratiquer une AL. Aucune consultation d’anesthésie n’est nécessaire avant une AL.

Qu’est-ce que l’anesthésie péridurale (APD)  ou  la rachianesthésie  (rachi) ?

La péridurale et la rachianesthésie sont deux variantes d'anesthésie locorégionale centrale dite péri-médullaire. Elles visent à désensibiliser une partie du corps en bloquant les nerfs de la moelle épinière, ce qui supprime provisoirement la douleur, la sensibilité et parfois la motricité. L'anesthésiste injecte un anesthésique local entre deux vertèbres. Ce type d'anesthésie est pratiqué fréquemment, notamment lors des accouchements. Cette injection est pratiquement indolore car on pratique, avant, une anesthésie locale. Durant l'intervention chirurgicale, vous ne ressentirez aucune douleur et vos jambes seront endormies. Soit vous resterez conscient, soit vous dormirez si une anesthésie générale est pratiquée en complément. Vous ne verrez rien de l'intervention car l'endroit opéré sera masqué par un tissu appelé champ opératoire.

Qu’est-ce que l’anesthésie locorégionale  périphérique (ALR) ?

L'anesthésie anesthésie locorégionale périphérique consiste à désensibiliser une partie d'un membre le plus souvent (ou du reste du corps) en bloquant directement les nerfs périphériques, ce qui supprime la douleur, la sensibilité et parfois la motricité.

Ce type d'anesthésie peut durer jusqu'auà 24 heures est donc très utile pour mieux gérer la douleur post-opératoire. L'anesthésiste injecte un produit au contact du nerf (sans le touche) à l'aide d'une aiguille raccordée à neuro-stimulateur (ce qui peut déclencher quelques impulsions électriques et des mouvements involontaires) et, le plus souvent maintenant, sous échographie. Ce type d'anesthésie est pratiqué notamment lors de la chirurgie de l'épaule, du membre supérieur (coude, main) ou du membre inférieur(hanche, genou, pied).

Cette injection est pratiquement indolore car on pratique, avant, une petite sédation intraveineuse. Durant l'intervention chirurgicale, vous ne ressentirez aucune douleur. Soit vous resterez conscient, soit vous dormirez si une anesthésie générale est pratiquée en complément (c'est souvent le cas pour améliorer le confort pendant l'intervention). Vous ne verrez rien de l'intervention car l'endroit opéré sera masqué par un tissu appelé champ opératoire.

Qu’est-ce que l’anesthésie générale  (AG) ?

L’anesthésie générale est un état comparable à un sommeil artificiel. L’anesthésiste vous injecte un produit anesthésique par perfusion dans une veine ou vous demande d’inhaler un gaz anesthésique. 

Comment dois-je me préparer à  toute anesthésie ?

L’information au patient est  inscrite dans la loi du 2 mars 2004. Cette information vous permettra de donner votre consentement éclairé.  Elle porte sur l’état du patient et son évolution prévisible, ce qui nécessite des explications sur la maladie ou l’état pathologique, et son évolution habituelle avec et sans traitement ; la description et le déroulement des examens, des investigations, des soins, des thérapeutiques, des interventions envisagés et de leurs alternatives ; leur objectif, leur utilité et les bénéfices escomptés ; leurs conséquences et leurs inconvénients ;  leurs complications et leurs risques éventuels, y compris exceptionnels ou graves ;  les précautions générales et particulières recommandées aux patients.

Légalement, toute anesthésie nécessite une consultation avec un médecin anesthésiste-réanimateur dans les jours qui précèdent l’intervention, suffisamment à l’avance (au moins 48h avant et parfois jusqu’à un mois avant  pour les interventions les plus lourdes). Elle fait partie intégrante du concept de sécurité anesthésique. Depuis le  décret 94-1050 du 5 décembre 1994, la consultation d’anesthésie s’inscrit en France dans un cadre médico-légal. Il est expressément stipulé qu’elle :
*  est obligatoire avant toute intervention programmée
*  doit avoir lieu « plusieurs jours avant l’intervention » : donc au moins 48h avant.
*  est effectuée par un médecin anesthésiste-réanimateur dans le cadre de consultations externes, ou à son cabinet, ou dans les locaux de l’établissement et elle donne lieu à un document de compte rendu écrit ou informatisé.
*  inclue les résultats des examens complémentaires et des éventuelles consultations spécialisées (cardiologue, pneumologue, dentiste ou autre spécialiste)
*  est insérée dans le dossier médical du patient
*  ne se substitue pas à la visite pré anesthésique  effectuée par un médecin anesthésiste-réanimateur dans les heures précédant le moment prévu pour l’intervention.
* par convention avec la sécurité sociale, elle est facturée  entre 28 € et 100 € ou plus en fonction des compléments d’honoraires.

 Lors de la consultation pré-anesthésique, vous devrez apporter les documents suivants :

  • Le questionnaire de santé dûment rempli, qui vous a été remis lors de votre prise de rendez-vous (téléchargez le ici), où vous noterez soigneusement tout ce qui  concerne votre santé (c’est indispensable à votre sécurité).
  • Vos papiers d’identité et cartes d’assurance maladie, de CMU,  d’ARE, de complémentaire santé (en cours de validité).
  • Un moyen de paiement (liquide ou chéquier, pas de carte bleue pour l’instant)
  • Vos documents d’arrêt de travail ou d’arrêt maladie à jour.
  • Votre carte de groupe sanguin (si vous en avez une).
  • Votre carnet de santé et de vaccination (si vous en avez un).
  • Toutes vos ordonnances en cours.
  • Les résultats des analyses sanguines prescrites pour l’intervention.
  • Vos derniers examens (consultation cardiaque avec électrocardiogramme, et/ou consultation pneumologique,  et dentaire ou autre examen spécialisé…).
  • Une autorisation d’opérer signée par les deux parents pour les mineurs, ou par votre  représentant légal (tuteur ou curateur) (indispensable).
  • Toute infection en cours ou  altération de votre état de santé peut faire repousser votre intervention. Consultez votre médecin traitant. Les antibiotiques ne sont pas automatiques.
  • Un devis concernant les honoraires liés à votre intervention vous sera proposé et remis : vous devez le signer et l’envoyer à votre complémentaire.
  • Vous devrez désigner une personne de confiance et nous donner les coordonnées de vos médecins traitant ou spécialistes.
  • Une consultation délocalisée (dans votre région) est  possible  mais doit se faire avec notre accord : contactez le secrétariat !

Les règles de bases de l’anesthésie ?

Quelque soit le type d’anesthésie, vous devez rester à jeun durant au moins 4 à 6 heures avant l’intervention (cela sera reprécisé lors de votre consultation) et ne pas boire, fumer ou mâcher du chewing-gum.

Avant l’intervention,  la veille et le matin même de l’intervention vous devrez faire votre toilette (douche totale et shampooing) avec un savon antiseptique (Iodé : Bétadine® ou  non iodé : Ibiscrub®), vous frotter et couper les ongles, vous laver les dents.

Vous devez retirer vos bijoux, alliance, piercings, prothèses dentaires et lentilles de contact. Le vernis à ongle et le maquillage doivent être éliminés.

Certains médicaments ne doivent pas être poursuivis avant l’intervention. Votre médecin anesthésiste (et lui seul) validera avec vous ceux que vous pouvez continuer. L’infirmière vous donnera à l’hôpital des explications détaillées. N’hésitez pas à lui poser des questions.

Fumer multiplie par 3 les complications postopératoires (mauvaise cicatrisation, augmentation de la durée de séjour, complications respiratoires). Il faut commencer le sevrage au moins 8 semaines avant la chirurgie même s ‘il existe quand même un bénéfice à arrêter de fumer entre 3 semaines et  48h  avant l’intervention. Un arrêt dans un délai  proche de l’intervention peut en effet réduire le sur-risque mais ne l’annulent pas. La substitution nicotinique (le plus souvent par patch et bombons) doit être la règle pour tous les fumeurs hospitalisés. Associé si besoin à une kinésithérapie respiratoire et des aérosols afin d’aider à l’évacuation bronchique chez ceux qui toussent et s’encombrent …

Est-ce que je cours des risques si je suis anesthésié(e) ?

Quelle que soit l’anesthésie, toutes les mesures sont prises pour minimiser les risques. Des complications sont néanmoins possibles car tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un risque. Les conditions actuelles de  la pratique, de la surveillance de l’anesthésie et de la période du réveil, l’électronique, la gestion du risque a priori, permettent de dépister rapidement la survenue d’anomalies et de les traiter. Ainsi, le décès ou les complications graves de l’anesthésie, qu’elles soient cardiaques, respiratoires, neurologiques, circulatoires, rénales, allergiques, métaboliques, infectieuses,  dentaires, ORL etc….sont devenus très rares.

En dehors des complications graves, l’anesthésie et la chirurgie sont parfois suivies d’évènements désagréables. Des nausées et des vomissements peuvent survenir au réveil et dans les jours qui  suivent. Une rougeur douloureuse, un hématome, une phlébite superficielle au niveau de la veine dans laquelle les produits ont été injectés peuvent s’observer. Les points de ponction peuvent être douloureux (un peu de pommade Nifluril® sera efficace).

L’introduction d’un tube dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé) pour assurer la respiration pendant l’anesthésie générale peut provoquer des maux de gorge ou un enrouement passagers au décours de l’intervention. Des traumatismes dentaires  (ou des gencives et  des  lèvres) sont également possibles. C’est pourquoi il est important de signaler toute prothèse dentaire et toute fragilité dentaires. L’avis d’un dentiste  (avec radio panoramique) est d’ailleurs fréquemment demandé en préopératoire avant la consultation. Une difficulté à uriner peut nécessiter la pose temporaire d’une sonde urinaire. La position prolongée sur la table d’opération peut entraîner des compressions de la peau, du nez, des yeux,  et aussi de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou, exceptionnellement, la paralysie d’un bras ou d’une jambe. La vérification des points d’appuis est  donc primordiale avant chaque intervention.

près  une  anesthésie, des souvenirs de la période opératoire peuvent subsister. Des troubles de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration, voire une désorientation avec agitation temporaire, peuvent également survenir dans les heures  ou jours qui suivent toute anesthésie (même locorégionale). Très rarement, on peut observer une baisse  de l’audition, ou un trouble de la vision.

Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont très rares si les consignes des  4 h  (liquides clairs) à 6 h (aliments) de  jeûne sont bien respectées.  Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont heureusement extrêmement rares.

Heureusement, tous les symptômes précédemment cités sont habituellement  rares et passagers mais leur persistance doit vous inciter à nous consulter en postopératoire.

Toute anesthésie locorégionale peut s’avérer incomplète et nécessiter un complément d’anesthésie, voire une anesthésie générale. Cela justifie les mêmes consignes de jeûne que pour une anesthésie générale. Les mêmes complications qu’au dessus sont possibles mais il existe cependant des risques spécifiques à l’anesthésie péri-médullaire (rachianesthésie, anesthésie péridurale) : une répétition de la ponction peut être nécessaire en cas de difficulté ; tension artérielle, rythme cardiaque, état de conscience peuvent être modifiés et  sont régulièrement surveillés. Une difficulté à uriner peut nécessiter la pose temporaire d’une sonde urinaire. Des maux de tête peuvent survenir et nécessiter parfois un repos de plusieurs jours et/ou un traitement spécifique. Très rarement, on peut observer une baisse de l’audition, ou un trouble de vision ou des troubles neurologiques. Des douleurs au niveau du point de ponction, dans le dos, sont également possibles.

Il existe  aussi des risques rares et spécifiques aux autres anesthésies locorégionales. Ainsi au cours de certaines anesthésies du membre supérieur ou du thorax, des complications respiratoires sont possibles. En fonction des médicaments associés, des nausées des vomissements, des démangeaisons, des troubles passagers de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures ou jours suivant l’anesthésie. Toutes les techniques d’anesthésie locorégionale peuvent également donner lieu à des complications locales graves mais rares : paralysies et/ou insensibilités plus ou moins étendues, temporaires ou permanentes, accident cardiovasculaire,  cérébral, convulsions, blessure d’un organe proche.

Est-ce que je peux avoir mal ?

Un acte  chirurgical s’accompagne de phénomènes douloureux que l’on peut contrôler de façon satisfaisante le plus souvent. Chaque personne peut  donc espérer voir sa douleur être soulagée et c’est le devoir d’une équipe soignante que de s’attacher à offrir un soulagement optimum.  Cependant, tout malade opéré peut contribuer personnellement à la qualité de ses propres soins en retenant les principes suivants :
- La douleur diminue notre énergie et affecte notre qualité de vie pendant la convalescence : la soulager doit permettre de recouvrir la possibilité de bouger et d’effectuer une rééducation  efficace.
- Il vaut mieux prévenir l’apparition de la douleur et ne pas attendre qu’elle soit trop intense pour prendre un médicament afin de la soulager.
- Les douleurs sont contrôlées dans la plupart des circonstances, au repos  ou à la mobilisation : si ce n’est pas le cas, ou bien insuffisamment, ou bien encore pas assez longtemps, dites-le sans tarder à votre médecin ou à votre infirmière. L’analgésique, la dose ou la fréquence peuvent être modifiés.
- La morphine est un excellent médicament pour soulager la douleur et est fréquemment utilisé dans le traitement de la douleur postopératoire  en intraveineux  à la pompe, en sous cutané, par la  bouche, en patch…: sa prescription ne signifie pas que le malade soit victime d’une maladie grave, d’un cancer, ni qu’il soit toxicomane.
- Il faut être aussi précis que possible dans les informations que l’on donne au médecin ou à l’infirmière : cette collaboration est très importante pour assurer une bonne qualité des soins et un soulagement efficace de la douleur ; la douleur sera évaluée selon sa localisation,  sa forme, ses variations et son intensité  selon une échelle visuelle ou verbale de 0 (aucune douleur) à 10 (douleur maximale).
- Les antalgiques  ou analgésiques sont des médicaments prescrits pour soulager la douleur. Tous ne sont pas identiques. Certains comme le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont proposés pour des douleurs d’intensité faibles ou modérées (palier 1). Le tramadol, la codéine, l’opium, le néfopam sont donnés en complément comme pour des douleurs plus fortes (palier 2). Les morphiniques sont proposés pour des douleurs d’intensité  plus forte ou très forte (palier 3).  D’autres médicaments sont donnés pour potentialiser l’action des antalgiques (c’est le cas du Neurontin®, du  Lyrica®, de la kétamine,  de la Dexamethasone®).
- Il n’y a  habituellement pas de risque  de dépendance  aux antalgiques et lorsque la douleur diminuera, au bout de quelques jours, les doses de médicaments seront elles mêmes réduites.
- Ces médicaments sont souvent prescrits simultanément pour se potentialiser et permettre de réduire leurs effets secondaires. N’hésitez pas à dire à votre anesthésiste et votre  infirmière si vous êtes allergiques, intolérants ou si vous avez un mauvais souvenir de certains antalgiques : demandez lui le nom de ceux que l’on vous a prescrits !
- En fonction de l’acte opératoire, les médecins anesthésistes peuvent également proposer également des  anesthésiques locaux  pour réaliser  des infiltrations, des blocs périnerveux ou une analgésie péridurale.
- Les besoins d’un malade pour soulager sa douleur sont très variables : si certains ont besoin de très peu de médicaments antalgiques, d’autres ont des besoins importants qui peuvent même surprendre l’équipe soignante.
- Une absence totale de douleur peut être difficile à assurer dans la période opératoire, mais la soulager de façon notable est une ambition raisonnable.
- Les analgésiques ont parfois des effets secondaires, en particulier des nausées ou des vomissements, une somnolence, voire une insomnie, une allergie, des brûlures d’estomac, une constipation, une rétention d’urine … Lorsqu’ils surviennent, on peut corriger les effets indésirables rapidement en changeant d’analgésique ou en administrant un produit pour les atténuer ou les supprimer. Cela permet d'assurer votre bien-être tout en continuant de soulager votre douleur.
- Le traitement antalgique est prescrit avant  l'apparition de la douleur  au bloc et en salle de réveil puis est poursuivi dans le service d’hospitalisation, régulièrement,  soit en intraveineux, en sous cutané, soit par la bouche ou  sous forme d’un patch, tout  en tenant compte des  interactions  des médicaments utilisés.
- L’utilisation de la glace peut aussi s’avérer très intéressante (toujours dans un linge, jamais directement sur la peau).
- Si la douleur apparaît, n'attendez pas qu'elle soit trop importante.
- Après l'opération, avisez votre infirmière si les doses prévues par votre médecin anesthésiste ne vous soulagent pas suffisamment ou pas assez longtemps.
- Si vous savez que la douleur augmente à certaines occasions (marche, exercices respiratoires, etc..), signalez le à votre infirmière pour qu’un complément  analgésique vous soit donné ou qu’une autre technique vous soit proposée.
- La relaxation, la sophrologie, l’hypnose et certaines thérapies cognitives agissent aussi très bien sur certaines douleurs. Se reposer, savoir respirer amplement et régulièrement, en vous concentrant sur cette respiration, est une technique utile, en particulier en cas de douleur soudaine et intense.

Est-ce que je peux faire une phlébite ou une embolie ?

Les thrombophlébites (douleur dans le mollet ?) et l'embolie pulmonaire (rare mais parfois mortelle ; douleur thoracique, essoufflement, malaise, angoisse ?) constituent un risque important dans certaines chirurgies, surtout lorsqu'elles s'associent à un alitement et de facteurs de risques personnels. Le risque est évalué, en fonction des caractéristiques du patient et de la nature de l'intervention, selon trois classes (risque faible, moyen ou élevé) qui permettent de définir la stratégie  et la durée de prévention de la thrombose pour limiter la formation d’un caillot : une bonne hydratation,  des médicaments anticoagulants (héparines de bas poids moléculaires sous cutanées ou certains comprimés), des moyens mécaniques (bas/chaussettes anti-thrombose, compression pneumatique intermittente) et  un  lever pour marche précoce.

Est-ce que je peux être transfusé(e) ?

L'anesthésiste est le prescripteur de la transfusion sanguine. Il participe donc à l'information du patient et à la stratégie transfusionnelle en collaboration avec le chirurgien et l'hémobiologiste. Le risque transfusionnel est devenu très très faible mais peut persister sous des formes multiples : risque devenu exceptionnel de transmission de maladies virales (virus de l'immunodéficience humaine, hépatites), risque  rare immunologique et, enfin, augmentation du risque d'infection postopératoire.

Plusieurs facteurs concourent à ce risque hémorragique : le type d'intervention, les médicaments pris par le patients en préopératoire (anticoagulants, antiagrégants, aspirine), la  génétique (hémophilie, maladie de Willebrandt…).

Certaines techniques permettent d'éviter le recours à la transfusion : maitrise chirurgicale, hypotension artérielle contrôlée, perfusions d’Exacyl®, compresses et médicaments hémostatiques, remplissage vasculaire, facteurs de coagulation, plasma frais congélé, autotransfusion peropératoire et postopératoire par récupération et traitement du saignement, érythropoïétine (EPO), fer et vitamines préopératoires (souvent dans le mois qui précède). Une bonne préparation permet d’éviter les transfusions.

Quelle technique  d’anesthésie choisir ?

Les complications graves liées à l’anesthésie générale ou à l’anesthésie locorégionale ne sont pas les mêmes mais existent. Leur fréquence actuelle est  identique quelque soit le type d’anesthésie. Chacune de ces techniques a des avantages et des inconvénients spécifiques qui vous seront précisées par votre anesthésiste. Quelle que soit la technique utilisée, les complications sont  heureusement  rares. Lors de la consultation préopératoire, le médecin anesthésiste s'assurera que vous ne présentez aucune contre-indication et choisira, avec vous, la méthode d'anesthésie la plus adaptée à votre cas et à votre intervention.

Puis-je être anesthésié(e) si je suis allergique ?

Oui, vous pourrez bénéficier d'une anesthésie en cas d'allergie (pollen, latex, médicaments, aliments, etc ..).Informez bien le médecin anesthésiste (et le chirurgien) lors de la consultation préopératoire afin de vous opérer en toute sécurité. Attention, toute allergie aux produits anesthésiques doit faire l'objet d'une consultation spécialisée pré-opératoire (le délais sont parfois longs).

Que se passe-t-il après l’anesthésie ?

Après une anesthésie, l'équipe médico-chirurgicale vous surveille en salle de réveil (salle de surveillance post-interventionnelles). On ne vous raccompagne dans votre chambre que lorsque l'effet anesthésiant est terminé après avoir vérifié qu'il n'y a aucune complication liée à la chirurgie ou à l'anesthésie.

Dans le service, vous serez pris en charge par l'équipe médicale te paramédicale (infirmières, kiné, aides soignants). La durée de votre séjour est le plus souvent programmée à l'avance. Il faut que vous sachiez bien avant votre hospitalisation si vous rentrez à domicile ou si vous allez en centre de convalescence. Cela doit être organisé à l'avance et demande parfois une demande de prise en charge par l'assurance maladie. Pendant votre séjour n'hésitez pas à poser toutes les questions aux membres de l'équipe.

Questions diverses 

Exceptionnellement, il est possible que vous ne soyez pas endormi(e) par l’anesthésiste que vous avez vu(e) en consultation.

Effectuée dans les heures précédant l’intervention,  durant votre hospitalisation, votre anesthésiste passera vous voir lors d’une  visite  de pré-anesthésie qui  constitue un second moment privilégié pour vous repréciser les principaux éléments de l’information donnée en consultation et qui n’auraient pas été compris.

Avant votre intervention, vous devrez remplir un formulaire obligatoire de consentement à l’anesthésie et à la chirurgie.

Votre hospitalisation sera supervisée médicalement par votre chirurgien, responsable de votre hospitalisation, et par votre anesthésiste, mais aussi par tous les membres de l’équipe médico-chirurgicale en particulier pendant les astreintes gardes (nuits, WE et jours férié).

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