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Onde de choc

L'utilisation clinique de la lithotritie remonte à 1980. Elle fut initialement employée en urologie pour la destruction non-invasive des calculs rénaux. Cette méthode, aussi appelée ondes de choc extracorporelles (ESWT = extra-corporeal shock wave therapy) fut utilisée à partir du début des années 90 dans les pathologies de l’appareil locomoteur, par les allemands et à la fin des années 90 pour la première fois en France.

Elle fut par la suite mise à l’étude vers 1990 pour favoriser la guérison des fractures plus particulièrement dans les retards d'union et les cas de non-union.

Depuis cette époque, plusieurs études ont démontré la capacité des ondes de choc extracorporelles à traiter les tendinopathies chroniques quelles que soient leur localisation.

Qu'est-ce que le traitement par ondes de choc

Les Ondes de Choc extracorporelles sont des percussions acoustiques de haute énergie. L'organisme réagit en augmentant l'activité métabolique à la zone douloureuse. Ceci stimule et accélère le processus de guérison. Depuis une bonne dizaine d’années en France, la thérapie par onde de choc fait partie des « outils » de la prise en charge des tendinites chroniques.

Le but du traitement est d’amener une forte augmentation de pression au cœur des tissus à traiter. Cette augmentation de pression va enclencher une série de transformations physiques et chimiques au niveau du tendon lui même et de son attache sur l’os.

L'onde de choc est créée par des phénomènes piézo-électriques, électro-magnétique ou électro-hydraulique. Elle est très puissance puisqu’elle peut atteindre 1000 bars, elle est très courte dans le temps, de l’ordre de 30 nanoseconde et son épicentre se trouve en profondeur. Un repérage échographique peut être utilisé, le plus souvent il n’y a pas de repérage. Très rarement sur les premiers appareils il existait un repérage radiographique. Il ne faut confondre l’ESWT avec les ondes de chocs radiales, fréquemment utilisées dans les cabinets de kinésithérapie. Ces ondes de chocs radiales représente aussi une alternative thérapeutique, dont l’effet peut comparé à des massages transverses profonds mécaniques.

En effet, les ondes émises sont d’origine mécanique et non acoustique, leur diffusion radiale et non focale, et sont dénuées de phase négative (RSWT).

L’onde de choc radiale est créée par une masse propulsée par air comprimé. Dans ce cas, l’augmentation de pression est maximale au niveau de la peau (1 à 10 bars) et diffuse de façon conique en profondeur en perdant progressivement de son intensité. Si l’intensité est plus faible, la durée de l’onde est beaucoup plus grande, environ 5 millisecondes. Elles sont sensées être moins douloureurses que l’ESWT. Les repérages échographiques ne sont pas nécessaires, 6 à 10 séances doivent être pratiquées.

L’augmentation de pression, a diverses actions :

1- Elles est susceptible de faire éclater les calcifications de la coiffe sous réserve que celles-ci soient « dures », elle peut également un effet sur les micro calcifications située dans lazone d’insrtion du tendon sur l’os.

2 - L’onde sature les récepteurs à la douleur et entraînerait une sécrétion d’endorphines responsable d’un effet antalgique dans les heures qui suivent.

3 - Par la libération dans les tissus de NO (monoxyde d’azote) et d’un facteur de croissance vasculaire (le VEGF pour vascular endothelial growth factor), on assiste à la naissance d’un nouveau réseau de micro vaisseaux autour du tendon et de son attache (néo vascularisation). Cette nouvelle vascularisation va permettre une évacuation des déchets et surtout une meilleure nutrition des tissus.

4 - L ’onde de pression stimule les ostéoblastes, cellules responsables de la création de nouvel os, ce qui élargi le champ d’action des ondes de choc dans le domaine des pseudarthroses. (fractures osseuses qui ne consolident pas).

Les indications :

1 - les tendinites chroniques, (tendinites du corps du tendon ou au niveau de l’insertion, osseuse Les tendinites de la coiffe des rotateurs, l’épicondylite, l’épitrochléite, la tendinite de la pointe de la rotule, la tendinite d’Achille et l’aponévrosite plantaire sont les indications les plus fréquentes.

2 - Les calcifications tendineuses, situées surtout au niveau des épaules et parfois au niveau des hanches. 

3 - Les pseudarthroses

Les contre-indications au traitement sont les troubles de la coagulation, la grossesse. Localement on ne traitera jamais une zone proche d’une infection, d’un cancer ou d’une prothèse. Le cartilage de croissance chez l’enfant, les troncs vasculaires et nerveux devront absolument être évités.

Les effets secondaires sont peu nombreux, il s’agit le plus souvent de douleurs d’intensité variable selon les machines et les patients, durant la séance et d’une rougeur locale au décours de la séance.

Les effets bénéfiques de la technique ne sont jamais immédiats, il faudra toujours attendre 4 à 8 semaines avant de pouvoir juger du résultat.

Les études scientifiques se multiplient ces dernières années. Contrairement aux premières publications, les travaux actuels se font avec un groupe contrôle.

Les meilleurs résultats des ESWT sont constatés au niveau des tendinites d’Achille, des aponévrosites. Elles peuvent être utilisées pour toutes les tendinites quelles que soient leurs localisations.

Pour les calcifications de la coiffe elles constituent une alternative thérapeutique médicale, permettant dans certains cas d’éviter la chirurgie.

La thérapie par ondes de choc est donc une technique fiable, grevée de peu d’effets secondaires et bien tolérée. Elle constitue une véritable alternative thérapeutique dans le domaine de la rhumatologie et de la médecine du sport.

Comment se déroule le traitement ?

Suite à un examen clinique de la zone pathologique, le traitement par ondes de choc extra corelles est réalisée avec ou sans contrôle échographique.

Une séance dure de 7 à 10 minutes, elle se réalise sans anesthésie locale, la douleur est toujours présente mais elle disparait dès que le traitement est arrêté.

A la fin de la séance le patient n’a aucune mlimitation dans sa vie quotidiennes, en revanche il doit ralentir ses activités sportives pendant 3 à 7 jours selon le type de tendon traité.

Certains exercices peuvent être recommandés après avoir réalisé le traitement par ESWT.

Combien de traitements ?

En règle générale, deux séances sont réalisées avec un intervalle de 1 à 3 semaines entre les deux séances.

Si quelques douleurs persistent 6 à 8 semainesaprès la 2ème séance, une 3ème séance peut être effectuée.

Sur le plan financier, n’y a pas de nomenclature Sécurité sociale pour cette thérapeutique, donc pas de remboursement spécifique prévu sauf pour certaines mutuelles.

Cependant, une séance s’intègre dans le cadre d’une consultation normale.

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