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Prothèse totale et partielle du genou

 En cas d'indication à une arthroplastie du genou pour arthrose, deux type de prothèse peuvent être mises en place en fonction de plusieurs paramètres qu'étudiera le chirurgien lors de la consultation.

Qu’est ce que l’arthrose du genou ?

Le frottement de deux surfaces articulaires usées entraîne douleur et raideur du genou. L’indication à une prothèse totale de genou est la douleur et la perte de fonction. C’est vous, le patient, qui est le mieux placé pour juger de cette perte de fonction et pour prendre la décision de réaliser cette intervention.

Dans ce type de pathologie arthrosique et lorsque l’usure cartilagineuse est avancée, l’évolution naturelle entraîne  une aggravation progressive des douleurs et de l’inconfort. 

Le meilleur moment pour décider de réaliser l’intervention est lorsque vous jugez que cet inconfort diminue votre qualité de vie. Cette intervention n’est jamais urgente et il n’est jamais trop tard pour la réaliser.

En quoi consiste l’intervention ?

Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui consiste à remplacer les surfaces articulaires usées de votre genou avec un implant artificiel. La surface fémorale est remplacée par du métal (un alliage avec prédominance de Chrome et de Cobalt). La partie tibiale et de la rotule est remplacée par un type de plastique : le polyéthylène. Une incision est réalisée à la partie antérieure du genou et un passage est fait à la partie interne du genou le plus souvent pour accéder à l’articulation.

L’épaisseur de l’implant est d’environ 8mm et lors de la procédure chirurgicale, une épaisseur identique d’os est retirée de la surface du fémur, du tibia et de la rotule. La prothèse est ensuite ancrée sur l’os à l’aide d’un ciment biologique qui durcit en polymérisant. Il est important de comprendre que seulement quelques millimètres d’os sont retirés des surfaces articulaires et qu’il s’agit en réalité plus d’un resurfaçage que d’un remplacement articulaire.

Lorsque un seul compartiment est usé et sous certa! ines con ditions particulières, il est possible de réaliser une hémiprothèse (ou prothèse unicompartimentale). La durée de vie de la prothèse est environ de 15 à 20 ans et lorsqu’un problème survient, il est possible de refaire la procédure. La prothèse peut également avoir une durée de vie supérieure à 20 ans.

Le modèle de prothèse qui sera implanté est utilisé dans le monde entier et il existe actuellement un très long recul clinique sur ce modèle, qui est reconnu comme l’une des meilleures prothèse disponible sur le marché.

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  • prothèse totale et prothèse unicompartimentale du genou

Complications possibles ?

Malheureusement, comme pour toute procédure chirurgicale, il existe un faible risque de complication. En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et de ceux liés à l’anesthésie, il existe des risques plus spécifiques à cette chirurgie.

Il est possible que la zone opérée saigne après l’intervention et qu’il se forme un hématome. En fonction de son importance il peut rendre la rééducation plus difficile, nécessiter une transfusion de sang voire exceptionnellement une évacuation. La plupart du temps il s’agit d’un problème spontanément résolutif.

Il est possible que une raideur articulaire s’installe après l’intervention notamment si la rééducation post opératoire n’est pas bien prise en charge.

La survenue d’une infection est rare (de l’ordre de 0.5% dans notre centre) mais potentiellement grave. Une prise en charge précoce nécessite un simple lavage articulaire associé à une antibiothérapie adaptée. Il est cependant parfois nécessaire d’effectuer le remplacement de la prothèse.

Une phlébite (caillot de sang dans les veines) peut se former après l’intervention et une prévention par traitement anticoagulant préventif et bas de contention est systématiquement prescrite en postopératoire.

Période préopératoire

De façon à limiter au maximum la survenue d’une complica! tion, un certain nombre de précautions sont prises avant l’intervention chirurgicale. Un examen des urines et une consultation chez le dentiste sont necessaire afin d’éliminer la présence d’un foyer infectieux latent qui risquerait de contaminer secondairement la prothèse.

Une consultation avec l’anesthésiste est également prévu. Celuici vous indiquera la meilleure anesthésie adaptée à votre cas ainsi que la conduite à tenir pour la prise de votre traitement habituel (traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire.

Hospitalisation

Vous serez admis la veille de l’intervention. L’intervention dure en moyenne 1 heure 30. L’hospitalisation dure environ 6 jours. Un pansement stérile est mis en place pour une durée de quinze jours et le traitement antalgique est adapté et surveillé de façon rapprochée dans la période postopératoire.

Une anesthésie loco régionale est souvent associée de façon à améliorer le soulagement de la douleur  postopératoire mais ceci implique également que les muscles ne fonctionnent pas correctement pendant la durée de cette anesthésie dont l’effet disparaît en 24-36 heures. Vous pourrez donc commencer à marcher seulement le deuxième jour après l’intervention.

Les premiers jours post opératoire, vous aurez une perfusion qui permet d’administrer le traitement antalgique et antibiotique. Des drains sont également présents au  niveau du genou pour une durée de 48 heures.

Un kinésithérapeute vous rendra visite après l’intervention. Les exercices de rééducation vont vous paraître simple et facile mais il est indispensable de les réaliser consciencieusement et de façon régulière afin d’assurer la meilleure récupération possible de votre genou.

Rééducation post opératoire et reprise des activités.

La rééducation peut être réalisée en centre ou chez un kinésithérapeute. Vous reprenez la marche à partir du deuxième jour post opératoire e! t devez progresser un peu chaque jour. La montée et descente des escalier est possible à partir du 3e jour.

Il est conseillé de garder les cannes anglaises par précautionpendant les 4 premières semaines  tout en pouvant appuyer de tout votre poids sur le membre opéré.Vous pourrez reconduire dès que vous vous en sentez capable le plus souvent après le premier mois.

Vous serez très rapidement autonome. Il est souvent difficile de fléchir le genou durant le premier mois et il est essentiel de poursuivre les exercices à la maison avec votre kinésithérapeute.

Résultat attendu et long terme

Vous devez être capable de marcher normalement trois mois après l’opération. Il est important de comprendre que la cicatrisation est un processus lent et une amélioration progressive du fonctionnement du genou s’observe jusqu’à des délai de 1 an après l’intervention. Il n’est pas recommandé de sauter, de courir ou de vous accroupir.

En revanche il n’y a aucune restrictions concernant certaines certaines activité comme le golf, la bicyclette ou le tennis loisir en double. La marche et la natation sont également conseillées. Vous pourrez ressentir un clic dans votre genou parfois. Cette sensation normale est causée par la partie métallique du fémur qui vient au contact de la partie en plastique sur le tibia. Il est également probable que vous ressentiez une baisse de la sensibilité cutanée autour de la cicatrice.

Ceci est la conséquence des petites fibres nerveuses qui cheminent sous la peau et qui sont lésées lors de l’incision. La taille de cette zone diminue dans le temps mais la sensation au niveau de cette zone ne redevient jamais complètement normale.

Précautions

 Il est déconseillé de prendre des vols long courriers dans les trois mois suivant l’intervention en raison du risque de phlébite. L’implant métallique peut sonner dans les portiques d’aéroport. Il est alors pratique de porter des vêtement! s amples afin de montrer facilement votre cicatrice si on vous le demande.

Si vous nécessitez d’autre chirurgie dans le futur en particulier des soins dentaires, il faut signaler au praticien que vous portez une prothèse de façon à ce qu’il vous administre une prophylaxie antibiotique une heure avant la réalisation du geste.

Enfin il est formellement déconseillé de faire réaliser par quelqu’un d’autre qu’un chirurgien orthopédiste une ponction de l’articulation prothétique (injection ou aspiration). 

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